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Politique intérieure

 

La campagne présidentielle de 1964<o:p></o:p>

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En 1948, le candidat Johnson soutenus par les agriculteurs texans, vise le Sénat, étape obligée pour tout candidat crédible à la Maison-Blanche. Election truquée.<o:p></o:p>

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En 1959, devenu sénateur, Johnson brigue l’investiture suprême. Restait à trouver les importantes sommes nécessaires pour mener une campagne électorale, d’abord au sein du parti, ensuite face aux adversaires de l’autre camp. La mise à contribution des riches texans débuta alors.<o:p></o:p>

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L’année suivante, l’entrée en campagne de Lyndon Johnson se traduisit par une demande accrue en argent. Parce que Johnson devait gagner, le coût de la victoire n’entrait pas en considération. Dès lors dans son esprit, seule la victoire importait et pouvait tout justifier. Aussi il demanda a HL Hunt de mettre sa fortune à son service. Le milliardaire texan fit imprimer des milliers d’exemplaires un pamphlet dénonçant la confession de Kennedy. Un an plus tard, suite au dépôt de plainte de la famille Kennedy, une enquête du Sénat parvint à trouver l’origine des tracts diffamatoires. Comme Johnson était devenu vice-président, la commission se contenta de pointer du doigt HL Hunt qui s’en tira par un communiqué où il s’excusait publiquement tout en prenant soin de bien cadrer ses intentions initiales “j’essayais simplement d’aider Lyndon”. Dès les premiers tours du scrutin, JFK emporta avec aisance la nomination du Parti démocrate et allait être le candidat à la présidentielle.<o:p></o:p>

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La pression du camp Kennedy et les millions de dollars qui naviguèrent entre les financiers des deux candidats placèrent LBJ au poste de vice-président. Le calcul de Kennedy était redoutable ; en embarquant Johnson dans son aventure, JFK gagnait de la crédibilité dans les Etats du Sud et calmait l’aile conservatrice du parti.<o:p></o:p>

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L’élection de JFK à la Maison-Blanche en 1960 avait ravivé les braises des querelles Est-Ouest, ramené à la surface cette aversion lente et réactivé la haine du “Nord”.<o:p></o:p>

Certes on se consolait en songeant que LBJ, l’enfant du pays, un homme que l’on aimait et soutenait depuis 1948, grosses sommes à l’appui, représentait à Washington les intérêts du Texas et en retour faisait bénéficier l’Etat de son du en marchés publics. Mais voilà, comme Nixon l’avait annoncé le 21 novembre 1963 dans le Dallas Morning News, Kennedy avait décidé de se séparer de l’ami Lyndon pour l’élection de 1964. Une fois débarrassé de Lyndon, les Kennedy allait tout faire pour mettre en place une nouvelle structure de pouvoir. Le clan Kennedy tentait de prendre le contrôle du Sénat et de la Chambre des Représentants où, longtemps, les réseaux Johnson avaient été influents. Les Kennedy rêvaient de s’installer à la tête du pays pendant des années, Robert paraissait le candidat naturel à la succession de son frère en 1968. Handicaper les intérêts du Texas revenait à déclencher une guerre ouverte. A quelques mois du début de la campagne électorale, les sondages indiquaient que Kennedy serait réélu sans trop de problèmes. Les profiteurs semblaient de retour. Et le Texas ne supporterait pas une seconde défaite. L’élection de 1964 s'annonçait comme un cauchemar. Le danger était palpable.<o:p></o:p>

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