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Politique extérieure

 

Le désengagement du Vietnam et ses répercussions sur le complexe militaro-industriel<o:p></o:p>

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Le National Security Action Memorandum 263, que le président Kennedy signa, stipulait que les troupes américaines du sud-est de l'Asie devraient se retirer d'ici la fin de 1965; cela aurait assurer à Kennedy sa réélection.<o:p></o:p>

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McGeorge, conseiller de Kennedy en matière de sécurité nationale, termina juste à la veille de l'assassinat, à l'insu de Kennedy, une première version du National Security Action Memorendum 273. Ce document prévoyait l'engagement à long terme de l'armée américaine au Vietnam, une politique à l'encontre des décisions de Kennedy, qui se préparaient à la fin de 1963, à retirer ses troupes, selon les termes du NSAM 263.<o:p></o:p>


[ Le 24 novembre, soit deux jours après sa prise de présidence, Johnson signe le NSAM 273, et défait donc toutes les décisions de Kennedy en matière de détente. Quelques mois plus tard, en mars 1964, Johnson signe le mémorandum 288, qui marque le début de l'escalade de la guerre du Vietnam, en envoyant plus de 2 600 000 soldats au front. Au total, 8 744 000 soldats seront envoyés au Vietnam et 58 000 ne revirent pas aux Etats-Unis vivants. Elle aura coûter plus de 80 milliards par ans, pour un total de 220 milliards, ce qui fit prospérer rapidement le secteur de l'industrie de guerre, les banques, envers lesquelles, le gouvernement américain s'endetta pour poursuivre les hostilités. 5000 hélicoptères américaines furent abattues, elles étaient fabriquées par Bell Hélicoptère, mais elles étaient le fruit d'une coopération entre la First national Bank de Boston et... de la CIA. ]<o:p></o:p>

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Cette décision de désengagement avait à court et moyen terme des conséquences sur l'industrie de l'armement américaine et en particulier sur l'aviation qui dans les conflits modernes se taille la part du lion. L'industrie aéronautique voyait lui échapper un filon important sur lequel elle comptait pour écouler sa production. C'était donc particulièrement vrai pour l'aviation mais aussi, dans une moindre mesure, il est vrai, pour l'arme terrestre. On comprend donc pourquoi la perspective d'un retrait progressif du Vietnam ne plaisait pas à tout le monde.<o:p></o:p>

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Les compagnies d’armement basés au Texas contribuaient également aux campagnes de Johnson ; la General Dynamics, la Bell Helicopter et la Ling-Temco-Vought (LTV) dont l’actionnaire principal était DH Byrd (propriétaire du Texas School Book Depository d’où certains coups de feu furent tirés contre JFK...<o:p></o:p>

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En 1963, la General Dynamics se vit octroyer un contrat de 7 milliards de dollars pour construire un chasseur, le TFX, face à un concurrent, le géant Boeing Aircraft. D’un avis unanime, le projet Boeing se révélait techniquement supérieur et était plébiscité par les stratèges de l’US Air Force et de l’US Navy. Sous la pression, JFK dut se séparer de celui qui, officiellement, avait pris la décision finale, Fred Korth, secrétaire d’Etat à la Marine. Or Korth avait remplacé John Connaly, était texan et ami de Lyndon depuis des années...<o:p></o:p>

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Une enquête sur les conditions du choix de General Dynamics fut demandé par le clan Kennedy.<o:p></o:p>

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[ Mais une fois Johnson à la Maison-Blanche, l’investigation fut enterrée. ]<o:p></o:p>

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Dans son calcul stratégique, le clan Kennedy avait intégré la possibilité de perdre le Texas. Un handicap qu’ils comptaient compenser en s’attirant les suffrages d’autres régions moins rebelles. Avec une méthode simple : s’en prendre aux privilèges texans jugés exorbitants par le reste du pays. C’est une des raisons pour lesquelles le président commença à remettre en question l’attribution quasi systématique des contrats d’armement à l’industrie militaire installée au Texas. Depuis le scandale de l’attribution du marché TFX, Kennedy tenait à démontrer qu’il ne céderait pas aux méthodes des millionnaires de Dallas.<o:p></o:p>

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Le colonel Fletcher Prouty est une légende dans le petit monde de la conspiration, un haut gradé américain persuadé que JFK a été assassiné par une coalition militaro-industrielle. Et le colonel parle en connaissance de cause, puisqu’il a longtemps été en charge des opérations noires des services secrets de l’armée américaine. Le coup d’Etat constituant sa spécialité, il en retrouve tous les ingrédients dans l’affaire de Dallas du 22 novembre 1963.<o:p></o:p>

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Jim Marrs, ancien journaliste à Fort Worth, assure aujourd’hui l’unique cours universitaire consacré à l’assassinat de Kennedy dans une classe d’Arlington. Jim a travaillé sur la symbolique du crime et est convaincu que JFK a été exécuté parce que ses opinions politiques ne satisfaisaient plus le complexe militaro-industriel.<o:p></o:p>

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Et de fait, il y voit là une analogie avec la peine capitale parce qu’au-delà de la punition, la vocation de la peine de mort c’est la valeur d’exemple.<o:p></o:p>

Historiquement, les exécutions étaient publiques. L’attentat disait clairement : voilà ce qui arrive lorsque vous ne respectez pas notre volonté ; c’était une mise en garde destinée à la classe politique.<o:p></o:p>

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Et cela explique les rapports de soumission entre la Présidence et le complexe militaro-industriel depuis ce jour. Le vrai pouvoir est là.<o:p></o:p>

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