L'Invasion de Cuba fut sans contredit un tournant dans l'histoire américaine. Dès 1959, un dénommé Richard Nixon, alors vice-président, siégeait sur le comité 54-12, qui avait comme fonction de préparer l'invasion de Cuba. Mais ne voulant pas nuire à son élection présidentielle qui allait se tenir sous-peu, il décida de retarder l'invasion, car elle aurait pue nuire à son élection. Malheureusement pour Nixon, il perdit ses élections par 0,01% des voies sur un total de 63 millions.<o:p></o:p>
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Malgré l'absence de Nixon à la Maison-Blanche, la CIA planifia un assaut éclair sur Cuba, ayant l'allure d'une opération clandestine de renversement politique d'une ampleur sans précédent. Dans les premiers temps de son mandat à la présidence, Kennedy avait été mis au courant d'un plan secret de la CIA, pour renverser Fidèle Castro, en lui envoyant une armée d'exilés cubains, de mercenaires et d'agents secrets. La CIA espérait que la «population déçue et opprimé de Cuba» se soulèverait et participerait au renversement du gouvernement. Le tout aurait fait en sorte, d'éliminer le seul régime communiste du continent américain et le but d'une telle manoeuvre était sans aucun doute, de reprendre la main dans la guerre froide. Kennedy donna son approbation à ce projet.<o:p></o:p>
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Quelques temps plus tard, en novembre 1961, Kennedy lança l'opération Mangouste, dont la mission était d'aider Cuba à renverser son régime communiste. Kennedy plaça sur le coup, Ed Lansdale, Maxwell Taylor et son frère Robert Kennedy.<o:p></o:p>
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L'invasion de la baie des Cochons orchestrée par la CIA, était le fruit d'une collaboration entre celle-ci et l'armée américaine, les réfugiés Cubains et le Crime organisé. Un dénommé Santos Trafficante, parrain de la Mafia à Miami et chef incontesté de la Mafia de Cuba, coordonna les opérations des mercenaires en collaboration avec son ami Sam Giancana et avec la CIA.<o:p></o:p>
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La Mafia avait beaucoup aidé Castro et la CIA, qui lui avait livrer des armes dans le but qu'il les laisse faire leurs affaires sur l'île. Mais suite à la victoire de Castro en juin 1959, Castro expulsa la Mafia et nationalisa les casinos, d'où provenaient les richesses de Trafficante et même de la CIA, avant la révolution cubaine. La Mafia souhaitait donc que Cuba soit envahi, pour récupérer son dû tout en ne perdant pas ses acquis.<o:p></o:p>
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Le Milieu et la CIA décidèrent donc, qu'il y aurait quand même une invasion, malgré le fait que Castro soit toujours au pouvoir. Le 14 avril 1961, 6 bombardiers décolèrent du Nicaragua, ce qui représentait seulement la moitié de ce que la CIA considérait comme nécessaire pour réussir. Malheureusement, ils ne parvinrent pas à éliminer l'armée de l'Air de Castro. On prépara donc une deuxième invasion. Lorsque le débarquement eu lieu, le 16 avril 1961, les effectifs furent peu nombreux, 1.400 exilés cubains et autres contre les 200.000 de l'armée cubaine. Le chef des opérations de la CIA (Earl Cabell), fit une demande de soutient aérien urgent, il supplia JFK de lui fournir des chasseurs à réactions postés au large de Cuba. A son grand désarroi, Kennedy refusa sa demande et ce débarquement fut un total désastre. Lors de ce fiasco, plus de 100 exilés furent tués et plus de 1.000 furent capturés.<o:p></o:p>
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Fait à noter, Allen Dulles, était à l'extérieur du pays lorsque le débarquement c'est produit. En publique, Kennedy pris le blâme de celui-ci, mais en privé, il rendait la CIA responsable de l'échec humiliant. Au plus fort de sa colère, il menaçait de la réduire en mille morceaux et de les disperser aux quatre vents. Après quelques temps, en novembre 1961, Kennedy força Allen Dulles, chef de la CIA depuis sa création, à prendre sa retraite et il le remplaça par John McCone. De plus, il remercia deux de ses adjoints en matière de sécurité: Richard Bissell (directeur des opérations secrètes), et le général Charles Cabell (directeur adjoint de la CIA). La CIA et le Milieu avaient maintenant un ennemi commun, JFK. Kennedy critiquait ouvertement le pouvoir exorbitant de l'agence et proposait de le limiter sensiblement.<o:p></o:p>
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Ces déclarations «anti-CIA», ainsi que sa décision dans l'affaire de la baie des Cochons, lui fit mettre à dos Allen Dulles, Charles Cabell et Richard MacGarraah Helms (directeur adjoint aux planes (opérations secrètes) de la CIA), les exilés anti-castristes, ainsi que d'innombrables personnes au sein de l'armée, la CIA, le FBI. La CIA avait donc le mobile pour assassiner le président Kennedy, mais elle avait aussi les moyens pour le faire, grâce à une longue expérience dans le meurtre de dirigeants politiques étrangers.<o:p></o:p>
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[ Richard Helms, qui état directeur adjoint aux planes (opérations secrètes) en 1963, fut promu directeur de la CIA en 1966 par nul autre que Lyndon Baines Johnson. ]<o:p></o:p>
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Le pistolet qu'Oswald avait en sa possession lorsqu'il fut arrêté au Texas Theater provenait de Montréal. Le Smith & Wesson venait effectivement de chez Empire Wholesale de Montréal. Plusieurs chercheurs se demandent toutefois si Oswald l'avait commandé par la poste lui-même ou plutôt si quelqu'un de la CIA le lui avait fourni.<o:p></o:p>
En effet, il fut révélé plus tard que cette compagnie était l'ancêtre de la Century International Arms, la même qui fournit des armes à la CIA pour les Contras du Nicaragua. Une preuve indéniable de ces activités est une photo publiée dans le magazine Soldier of Fortune sur laquelle on voit des Contras transportant une caisse d'armes sur laquelle est inscrite la mention "CIA, Montréal, Canada".<o:p></o:p>
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[ En 1975, le "Senate Committee on Intelligence", présidé par le sénateur Frank Church, enquêta sur les activités de la CIA. On découvrit que la CIA entretenait des liens étroits avec la Mafia et qu'elle était impliquée dans un grand nombre de projets de nature horrible. On révéla que l'agence se livrait secrètement à l'expérimentation de drogues sur des cobayes humains, à la mise au point d'armes biochimiques destinées à simuler l'apparition de maladies naturelles comme le cancer, à la propagande, à la manipulation des médias, au sabotage et à l'assassinat de leaders politiques étrangers. Les travaux de la commission Church révélèrent enfin que la CIA finançait à Montréal un "mini-camp de concentration" à l'intérieur des murs de l'hôpital Allan Memorial, où des patients absorbaient à leur insu du LSD et étaient soumis à des doses massives d'électrochocs, le tout grâce à la participation du docteur Ewen Cameron et de ses collègues de l'Université McGill. À la suite de ces révélations, le président Gerald Ford nomma George Bush à la tête de la CIA. Ce dernier, qui était agent de la CIA depuis la date révélatrice de 1963, fit un "grand ménage": il supprima un grand nombre de documents de l'agence ayant trait à L'assassinat de JFK et à d'autres meurtres. Comme preuve que son arrivée à la tête de la CIA ne changea rien à ses pratiques douteuses, en 1987 la CIA "assainie" de Bush fournit illégalement des armes aux Contras du Nicaragua par l'intermédiaire d'un négociant d'armes de Montréal, la Century International Arms, et en finançant l'opération par des transactions de narcotiques. ]<o:p></o:p>