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L’intégration des minorités

 

La politique d'intégration raciale mené par le Président Kennedy ne plaisait pas à tout le monde aux Etats-Unis. Dans les Etats du Sud en particulier où la pratique de la ségrégation raciale, proche de celle de l'apartheid menée en Afrique du Sud était bien réelle. Les personnalités d'extrême droite ne cachaient pas leur farouche hostilité à un tel projet, en particulier George Wallace dans l'état de l'Alabama. Tout le monde se souvient du bras de fer entre l'Etat et les autorités fédérales au moment de l'intégration de l'étudiant noir James Meredith dans l'université de l'Alabama. L'intervention de la garde nationale avait été alors nécessaire, pour que Meredith puisse entrer dans l'établissement. D'autres incidents moins médiatisés eurent lieu dans d'autres Etats du Sud. Le Texas non plus n'était pas un farouche partisan de la politique d'intégration du Président et certaines personnalités et médias de Dallas ne faisaient pas mystère de leur opposition au projet. Le Général en retraite Walker et d'autres étaient de ceux là.<o:p></o:p>

Walker se vit confier le commandement de la 24ème division d’infanterie en Allemagne. La presse révéla qu’il dispensait un training anticommuniste et raciste à ses soldats et diffusait la propagande de la John Birch Society. Devant le scandale, il fut relevé de ses fonctions par le secrétaire à la Défense, Robert MC Namara, le 17 avril 1961, et reçut un blâme. Kennedy adopta alors le Fullbright Memorandum pour limiter le droit d’expression des officiers.<o:p></o:p>

Walker devint le lobyiste des milieux militaro-industriels les plus belliqueux. Il organisa une émeute à l’Université du Mississippi pour protester contre l’engagement d’un professeur noir. Il fut alors poursuivi par l’attorney général, Robert Kennedy, et arrêté pour conspiration séditieuse, insurrection et rébellion. Bénéficiant du soutien de la presse conservatrice qui le désignait comme “le prisonnier politique des Kennedy”, il fut remis en liberté après avoir acquitté 100.000 dollars de caution. Des documents déclassifiés du FBI semblent indiquer qu’il était alors à la fois membre du John Birch Society et des Authentiques Chevaliers du Klu Klux Klan. Proche de Mac Arthur, Walker bénéficia du soutien financier inconditionnel du Milliardaire HL Hunt, alors considéré comme “l’homme le plus riche du monde”. Walker finança l’OAS, avec qui il était en contact par l’entremise du mercenaire Jean-René Souetre, par le biais du Centro Mondial Commercial (CMC) et de la Permindex. Il commandita au moins un attentat raté, celui contre le général De Gaulle, qu’il accusait aussi de conduire une politique d’abandon face à la poussée communiste en Afrique du Nord.<o:p></o:p>

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Pour certains extrémistes de droite le voyage de John Kennedy était vécue comme une provocation. Surtout dans la ville de Dallas qui comptait parmi les villes les plus conservatrices de l'Etat. Le comité d'accueil de la ville à l'aéroport de Dallas Love Field ne se composait pas uniquement de partisans enthousiastes. En nombre restreints mais bien visibles, on dénombrait outre les drapeaux texans des étendards sudistes. Le symbole était fort et le message à l'adresse du Président on ne peut plus clair.<o:p></o:p>

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Le Dallas News avait fait paraître le matin même de l'assassinat le fameux tract où 2 photos du Président, l'une de face et l'autre de profil, apparaissaient avec la mention :"Recherché pour trahison". Une certaine hostilité envers le Président régnait et sa politique en matière d'intégration raciale était diversement appréciée.<o:p></o:p>

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